Blues In C live
C'était un beau soir de juillet, j'aurais voulu retenir le temps, pour ressentir encore et toujours cette étincelle de bonheur. Il est venu, et je décidais qu'il serait mon messie. Je ne croyais pas en dieu, puisque personne n'avait pu me prouver son existence. Mais Prince, un simple être humain était capable de me transmettre des vibes d'une puissance supérieure. Le 8, puis le 9 puis le 10, et le 12, je me suis rendue à Bercy comme d'autres vont à la messe. Prendre ma dose. J'ai compris un principe de base : quand tu aimes Prince, le jour ou tu fais ton premier concert, tu ne t'en remets pas. L'aventure était la mise en scène par l'artiste de sa propre rédemption : elle fut pour ma part une révélation. Du 6ème rang du parterre A, face à l'avant de la scène, je me glisse dès les premières mesures au n°2. Tant pis pour les retardataires. C'est le dernier soir et Prince a décidé de donner à la puissance 10 mille. Je suis si près que ç'en est irréel. Lui joue et chaque note se vrille en moi, c'est comme un feu d'artifice. Après environ 35 minutes, il entame ce morceau dont on ne sait pas trop ce que c'est, sinon que ce n'est sur aucun album. On n'a pas encore en 1988 bien saisi le concept d'inédit. On a entendu parler des copies du Black Album qui circulent, on en a même trouveé des cassettes en vente sur les marches du palais omnisport... PARIS 12 JUL 1988 Lovesexy Tour @ POPB - Blues In C 6:33 Reloaded & Delivered 2 U by BLR & Miles flac : http://www.megaupload.com/?d=RZN8BG6O Prince règle ses comptes avec les tabloïds, comme il l'a déjà fait en produisant Controversy ou encore Hello... Le titre est en gestation, les lyrics ne sont pas définitifs. Prince profite aussi pleinement de ces quelques minutes pour se faire valoir en tant que guitariste. Cela donne une des meilleures versions de Blues In C qui m'ait été donné l'occasion d'écouter en 18 ans... Peace & B wild - bhanlarouge
Il y avait un vide en moi : j'ai pris pour emplir cet espace sa musique...
A compter de ce moment précis, ma vie à basculé car à travers ce spectacle, Prince m'a confirmé que les rêves les plus fous sont réalisables.
Je regarde ahurie ses mimiques faciales, ses oeillades...
Ça raconte l'histoire d'un mec qui vit mal les ragots que la presse à scandale rapporte sur son compte à propos de ses aventures multiples avec la gent féminine.
En 88 humour et auto-dérision sont déjà de mise, mais avec cette pointe d'espièglerie qui fait qu'in fine, on ne sait pas décider. Ne serait-ce pas plutôt un monument de désinformation ?
Le 12 juillet, le lien tissé depuis 3 soirs se matérialise en une osmose idéale. Le lendemain Prince part présenter son oeuvre dans une autre ville, il a gagné son pari, il peut laisser libre cours à sa fantaisie.