O² report : 11th AUG 2007 suite
Mais il revient, sans guitare, vétu d'une longue veste purple, d'une chemise et d'un bandeau noirs.
Incrédule je note le pantalon orange.
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Je souris un instant en pensant qu'il vient de briser la règle des 3 couleurs (la règle veut qu'on n'en mélange jamais plus afin de ne pas avoir l'air d'un épouvantail - LOL) en prenant la Fender Stratocatser Sonic Blue que Bill lui tend.
Parce Prince fait partie des gens qui habituellement prennent un soin infini à leur tenue, jusqu'à faire l'effort d'assortir chaussures et guitares, je trouve l'instant en même temps comique et révélateur.
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Un piano (en fait très certainement son Openlabs Neko) a été disposé sur le curl du symbole. On va donc avoir droit à un piano set. Je m'en réjouis d'avance, d'autant plus que le bonus surpersonique que j'attends ne s'est toujours pas matérialisé.
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Je manque la crise cardiaque quand Prince indique au groupe qu'il doit lui ausi jouer Raspberry Beret.
Je ne me satisfais que rarement des versions acoutsiques de ce titre, et ceux qui me connaissent bien savent pertinemment pourquoi :-).
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Seul au piano, Prince joue ensuite une petite intro mélodique dont il a le secret puis se décide soudainement : il attaque Alphabet St. en pressant une touche - c'est un sample du single.
Je suis estomaquée.
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Mon bonheur et celui de l'O² est court, car il décide de passer à la vitesse supérieure en attaquant D.M.S.R.. Il balance d'un pied rageaur son tabouret. Classique.
Je pense furtivement au plaisir qu'aurait eu mon complice M!les.
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On devine très vite que Prince a décidé de jouer à la guerre des nerfs. Même s'il s'agit dun bonus visant à remercier la chaleur de son public, il me semble que ce passage sert également ses intérêts, à savoir remmettre quelques pendules à l'heure.
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Quand il attaque When Doves Cry, une clameur immense tout autant qu' un frisson intense parcourt la salle pendant que je manque de défaillir, une main sur le coeur, l'autre sur le ventre.
Prince quitte sa place, fait quelques pas, chancelant, et marmonne en secouant la tête. "No, no, no, no, no...".
Furieuse et frustrée, comprenant que ça ne va pas le faire, la salle le hue. Du point de vue du chaland moyen, c'est d'ailleurs amplement mérité.
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Je suis dans un état second quand il presse une nouvelle touche et joue un sample d'Erotic City.
Celui de I Wanna be Your Lover me ravit, puis je me fais crucifier par Nasty Girl.
Je pense : "ce concert est en train de partir en vrille, c'est quoi ce délire ?". Jamais au grand jamais je n'aurais parié sur ce titre, et pas même un sample. On vient de basculer dans la 4ème dimension, je m'attends à tout, y compris à un extrait de Head (et pourquoi pas, tant qu'on y est à Darling Nikki ?).
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Quand il fait subir le même sort à Sign 'O' The Times et Pop Life, la cause est entendue. On ne s'arrêtera que sur un titre "bien comme il faut", qui se matérialise bientôt : Prince remet son tabouret en place et reprend là où il s'était arrêté.
The Beautiful Ones est court, bien trop court, mais ça fait quand même du bien.
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Le snippet de Diamonds & Pearls par contre ne me fait ni chaud ni froid.
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Encore toute tremblante (j'ai les jambes qui flagellent), c'est scotchée que j'entends Prince enfin calmé s'appliquer sur Strange Relationship. Je fais instantanément un trip back in time 1988.
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Puis c'est LA claque.
Do me, Baby
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C'est tout simplement énorme d'entendre Prince chanter ça aujourd'hui, surtout quand on met en parallèle la teneur sulfureuse des paroles et sa profession de foi actuelle.
Je regarde ma montre, confiante, il est à peine 22h30 ? Tout est encore possible.
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Cependant je déchante lorsque Prince à son tour s'enquiert de l'heure, car cela n'a jamais rien pésagé de bon et j'en aurai confirmation dans les minutes qui suivent.
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Le final est flamboyant, Sexy Dancer/Le Freak fait suite au coda de I Wanna Be Your Lover, puis dans un dernier effort, Prince balance une version enlevée de A Love Bizarre.
Plus instrumentale que chantée cette déclaration d'amour remplit admirablement son rôle.
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Assomée, je n'ai plus la force de chanter de toute façon. Je suis contrainte de m'assoir pour reprendre mes esprits, j'ai le souffle coupé.
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Le public attendra longtemps que Prince reviennent pour une dernière gâterie. Il en sera pour ses frais. Une fausse alerte 5 minutes après la fin de l'outro provoquera une clameur immense, preuve que les plus hardcores sont toujours disposés à en découdre à preque 23h.
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Aftershow :
Fort de cet excellent concert, nombreux furent les fans qui, persuadés qu'il s'était économisé pour l'aftershow, firent la queue à l'IndigO². La file d'attente serpentait jusque loin dehors, à un point tel que notre petit groupe décidait d'aller plutôt prendre une bière, en attendant que ça rentre.
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Bien nous en prit, car Prince, virée du samedi soir oblige, ou fatigue du soir précédent, fit l'impasse. Nous en fûmes informés par les autorités : ni instruments, ni sécurité. Prince avait tout simplement confirmé qu'il ne viendrait pas.
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DJ Rashida seule affronta la foule, en servant, comme à l'accoutumée, une série de titres à l'identique de ce que j'avais relevé la semaine passée. Et l'on appelle cela mixer.
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L'absence de Prince provoqua la colère d'un grand nombre de fans et les demandes de remboursement furent légion. Le staff désemparé offrit d'échanger les billets devenus inutiles avec une autre place pour un autre soir.
Aucun dédomagement, la venue de Prince aux afters officiels n'étant de toute façon pas garantie.
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Pour ma part, ayant appris que, contre toute attente (il avait annoncé qu'il ne se déplacerait pas), Prince avait joué la veille à l'indigO² avec Beverly Knight, j'avais parié qu'on ne le verrait pas le samedi soir.
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Je rentre néanmoins toujours aussi emballée par les concerts, et très confiante pour les shows à venir.
Peace. BLR