Shhh! Live
Ce n'est pourtant pas, des titres que Prince a composé, celui qui a ma préférence.
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Et, devrais-je avouer, aucune version live jusqu'à ce jour ne m'apparaissait comme exceptionnelle. Mais voilà, c'est arrivé, la version qui va mettre tout le monde d'accord.
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Las Vegas 03 DEC 2006 (am)
3121 @ Hotel Rio
Shhh! (8min47)
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C'est de toute façon une soirée mémorable, un concert qui commence de manière très classique jusqu'à ce que Prince entame The Sun's Gonna Shine Again et en délivre une version inspirée.
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Le show suit son cours, les blagues habituelles, on le sent en forme.
Et d'un coup d'un seul, on ne saura pas pourquoi, il part "en vrille".
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Est-ce l'ambiance ? Ou simpement un de ses bons jours ?
Dès les premières mesures, on sent que c'est plein de promesses. A peine la première ligne chantée, on saisit la petite variation dans le chant qui indique qu'il va se passer quelque chose.
Une minute est passée et Prince déjà ne chante plus.
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En échange il laisse parler sa guitare. 30 secondes de phrasés et le voilà qui s'arrête un instant, il a trouvé l'angle d'attaque, la tonalité qu'il va explorer.
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Pour faire bonne mesure, il reprend là où il avait laissé son couplet. Dans sa voix, un je ne sais quoi de plus convainquant qu'à l'accoutumée. Sans doute parce qu'il ne se contente pas de chanter, il interprète avec conviction : pour une fois, on y croit. La différence est qu'il est absolument à 200% à ce qu'il fait. Vous l'entendrez au ton de sa voix, il appuie sur les mots, insiste sur les passages important, c'est criant de vérité.
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4 min 45s se sont écoulées, et l'on a pas vu le temps passer. Prince demande s'il peut reprendre sa guitare, et sans plus attendre, délivre un break mélodieux très enlevée, qui passe d'une octave à une autre et finit en high notes.
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Le chant reprend, appuyé par la guitare très présente, et une interprétation toujours décalée, étonnante.
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6 min 22s : break habituel avant le dernier solo. On sent cette guitare rageuse, puis elle perce nos dernières résistances. On saisit background un travail ciselé de cuivres (Maceo Parker est de la partie) qui soulignent merveilleusement ce dernier climax.
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8 min 00s : pour un dernier round, Prince démontre qu'au jeu du final, il reste incomparable, même si la succession de notes est de facture classique, la vitesse d'execution laisse toujours pantois. Nul doute, il s'est fait plaisir.
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Plus tard dans la soirée, il démontrera à quel point il était en verve en proposant un accompagnement inédit à la guitare sur "Pass The Peas".
Conclusion : même quand la setlist vous semble archi-convenue, ne vous y fiez pas, Prince a toujours les moyens de vous surprendre.
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Peace. BLR