Black Sweat live
Contre toute attente un deuxième extrait du concert du 27 juin 2006 à fuité :
Los Angeles 27 JUL 2006
BET after party @ Beverly Hills Hotel
Black Sweat (8:54) **
Asseyez-vous avant d'appuyer sur PLAY, car vous manquerez de peu de vous retrouver les fesses par terre si vous n'avez rien prévu pour amortir le choc. Vous pouvez aussi recourir au concours aimable de votre moitié si d'aventure votre machoire viendrait à se décrocher, prévenez la/le qu'elle/il vous pince à ce moment là. Attention la langue.
Cette petite mise en garde faite, passons au contenu.
Le morceau commence par un long instrumental construit sur le "main theme" qui n'en finit pas. A un tel point qu'on se demande au bout de 2 minutes si Prince va chanter. Dans cette attente, on appréciera le travail de Josuah à la basse, tour à tour toute en rondeur et doigté, puis coupante comme la lame d'un rasoir... Et l'omniprésence de cette ligne électro, jouée à fond la caisse, stridente et prenante.
On notera également la présence de Hornz qui réhaussent avantageusement ce passage.
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Je vous invite à écouter plusieurs fois attentivement cette introduction certes interminable mais sculptée à merveille.
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4 minutes plus tard, alors que le public commence à d'échauffer (s'énerver ?) en entonnant le refrain, notre artiste consent à donner de la voix. On n'y croit pas qu'il le fait avec un falsetto si pur, mais si, c'est possible. Efficace tout autant que jouissif.
Prince ayant ouvert la porte à quelques fams du npgmc (RIP), il ne se prive pas de tendre le micro afin que ceux-ci puissent s'exprimer haut et fort. On les envie presque de hurler "working up a black sweat". J'ai dit presque ? "I stand corrected" : pourquoi n'en étais-je pas !? Misère !
Moultes exclamations de type "look out" très James Brown-iennes et autres hurlements ponctuent sans cesse le titre. L'enfant est électrique, déchainé.
Passage Hornz fort inspiré de Mike Philips, ça tranche dans le lard, très efficace.
Le titre continue remuant les tripes avec sa force tranquille. Tout est remarquable, les vocals aiguisés de Prince, l'enveloppe du son. Que cette version de Black Sweat est puissante ! Un pur funk juteux qui nettoie en profondeur nos canaux auditifs et en profite, au passage, pour ranger les prestations du GodFather of Funk, dont Prince s'inspire largement pour le coup, au rayon des aimables plaisanteries. On en dégouline tellement ça groove : c'est aussi chaud en live que c'est dépouillé sur le disque.
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Ça aussi d'ailleurs, on ne s'y attendait pas, ou plutôt on se demandait : comment transposer cette merveille épurée sur scène afin que tout à chacun puisse en mouiller sa culotte ?
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On aimera aussi les 2 "break", qui laissent dans l'expectative ardente : "encore !" voudrait-on demander dans un râle de plaisir... Les meilleures histoires ont une fin, celle-ci n'échappe pas à la règle : Prince entonne ses dernières lignes avant le final.
Et quel final !
Une fantaisie synthétique qui laissera pantois le plus bouché d'entre nous. Elle arrache même un "too funky" du master of ceremony, qui ne peut s'empécher de chanter une des lignes, au comble du plaisir d'avoir marqué le point. Car bien entendu : c'était prévu !
A elles seules ces 30 secondes valent les ** que j'ai accordé au titre.
Après quelques écoutes, l'évidence vous sautera aux yeux : la performance est arrangée comme... comme...
Un coït endiablé, orgasme compris, of course... :-)
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Une manière comme une autre de faire passer sa libido, mais cela ne vous échappera pas, ce Black Sweat là est un pur appel au péché, n'en déplaise au JW : plus "horny" tu meurs. On n'échappe pas à sa nature profonde... LOL
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En tout état de cause, ça nous promet quelques suées supplémentaires, en cette fin juillet caniculaire. Car si le plumage du reste du concert se rapporte au ramage des 2 titres dont nous avons déjà connaissance, il va falloir quelques ventilateurs supplémentaires dans les chaumières des fams, afin de réguler les vapeurs qui risquent de s'en dégager sous peu.
Son : 9/10 et je dirais même un peu meilleur me semble t'il que Anotherloverholenyohead. En fait le problème majeur de la prise de son est cet effet circulaire qu'elle a parfois, comme si le son se barrait en courant au fond de la pièce et revenait en place.
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Prince en tout cas, jouait TRES fort ce soir là. Volumes à fond.
Format : mp3 @ 192 http://www.megaupload.com/?d=TNGM8CKC
Bonne écoute, peace & B wild - bhanlarouge
p.s. : n'oubliez pas de tendre l'oreille sur les chorus, une ligne synthé discrètement addictive officie.