Vicki Waiting live...
Suite à la demande d'un internaute, et après une recherche plus poussée, j'ai réussi à lister 12 performances de Vicki Waiting live.
Les voici présentées dans leur ordre chronologique :
Les voici présentées dans leur ordre chronologique :
| 01/ 1995-11-11 | Chanhassen | Paisley Park | 3:38 |
| 02/ 1995-12-12 | Chanhassen | Paisley Park * | 3:54 |
| 03/ 1996-01-08 | Tokyo | Budokan | 3:47 |
| 04/ 1996-01-09 | Tokyo | Budokan | 3:58 |
| 05/ 1996-01-11 | Osaka | Osaka-Joh Haw | 3:38 |
| 06/ 1996-01-13 | Fukuoka | Kokusai Center | 3:34 |
| 07/ 1996-01-16 | Tokyo | Budokan | 4:05 |
| 08/ 1996-01-17 | Tokyo | Budokan * | 3:57 |
| 09/ 1996-01-20 | Yokohama | Arena * | 3:58 |
| 10/ 1996-02-17 | Honolulu | Neil S. Blaisdell Center | 3:55 |
| 11/ 1996-02-18 | Honolulu | Neil S. Blaisdell Center | 3:59 |
| 12/ 1996-02-19 | Honolulu | Neil S. Blaisdell Center | 3:52 |
| | | | |
Comme le montrent les timings, le titre est hyper formaté, et les versions ne changent quasiment pas les unes par rapport aux autres. Selon les enregistrements, l'on entends plus l'orgue ou le synthé, ou la batterie et la basse. Ne vous méprenez pas : le titre est en place dès novembre 1995 et ce qui fait qu'on a l'impression qu'il évolue un peu, n'est en fait du qu'à la qualité de sons, en plus des 2 solos, où les musiciens font varier (très peu, mais tout de même) leur notes.
J'ai une préférence pour la version du 11 novembre 1995 parce qu'elle sort un peu du lot, quelques lignes de synthé en plus, 2/3 vocals en rab, et surtout son hyper clean. Notons toutefois que cette version ne rend pas hommage aux arrangements, puisqu'on n'y entend peu les nappes de synthétiseurs, pourtant riches (tendez l'oreille on les devine), dommage.
Vous pouvez aussi vous arrêter sur celle du 17 Janvier 1996 à Tokyo, qui, si elle ne propose rien de plus qu'une version bien carrée, est celle qui semble surpasser les autres, en raison d'une implication vocale de Prince palpable tout au long du titre, et validée par un petit bonus vocal en final. A moins que vous préfériez celle de Yokohama, très similaire.
Les arrangements sont vraiment impeccables, même s'ils ne varient pas. C'est un plaisir d'écouter les différentes versions à la suite à l'affût (vain) d'un soupçon d'évolution dans le temps.
Mais comment faire pour pister, dans ce titre, là où ça joue plus, là où ça joue moins etc...
Une petite grille de décodage s'impose :
J'ai une préférence pour la version du 11 novembre 1995 parce qu'elle sort un peu du lot, quelques lignes de synthé en plus, 2/3 vocals en rab, et surtout son hyper clean. Notons toutefois que cette version ne rend pas hommage aux arrangements, puisqu'on n'y entend peu les nappes de synthétiseurs, pourtant riches (tendez l'oreille on les devine), dommage.
Vous pouvez aussi vous arrêter sur celle du 17 Janvier 1996 à Tokyo, qui, si elle ne propose rien de plus qu'une version bien carrée, est celle qui semble surpasser les autres, en raison d'une implication vocale de Prince palpable tout au long du titre, et validée par un petit bonus vocal en final. A moins que vous préfériez celle de Yokohama, très similaire.
Les arrangements sont vraiment impeccables, même s'ils ne varient pas. C'est un plaisir d'écouter les différentes versions à la suite à l'affût (vain) d'un soupçon d'évolution dans le temps.
Mais comment faire pour pister, dans ce titre, là où ça joue plus, là où ça joue moins etc...
Une petite grille de décodage s'impose :
| start | intro | start | 1st verse | start | reprise | start | solo organ | start | solo synth | start | 2nd verse | start | final | stop | |
| 01/ | 00:00 | 00:28 | 00:28 | 00:52 | 01:20 | 00:19 | 01:39 | 00:35 | 02:14 | 00:18 | 02:32 | 00:58 | 03:30 | 00:08 | 03:38 |
| 02/ | 00:00 | 00:27 | 00:27 | 00:53 | 01:20 | 00:18 | 01:38 | 00:36 | 02:14 | 00:18 | 02:32 | 00:58 | 03:30 | 00:24 | 03:54 |
| 03/ | 00:00 | 00:41 | 00:41 | 00:53 | 01:34 | 00:17 | 01:51 | 00:36 | 02:27 | 00:18 | 02:45 | 00:58 | 03:43 | 00:04 | 03:47 |
| 04/ | 00:00 | 00:31 | 00:31 | 00:52 | 01:23 | 00:19 | 01:42 | 00:36 | 02:18 | 00:18 | 02:36 | 00:58 | 03:34 | 00:24 | 03:58 |
| 05/ | 00:00 | 00:28 | 00:28 | 00:52 | 01:20 | 00:19 | 01:39 | 00:35 | 02:14 | 00:18 | 02:32 | 00:59 | 03:31 | 00:07 | 03:38 |
| 06/ | 00:00 | 00:27 | 00:27 | 00:53 | 01:20 | 00:19 | 01:39 | 00:35 | 02:14 | 00:18 | 02:32 | 00:59 | 03:31 | 00:03 | 03:34 |
| 07/ | 00:00 | 00:27 | 00:27 | 00:53 | 01:20 | 00:18 | 01:38 | 00:36 | 02:14 | 00:18 | 02:32 | 00:59 | 03:31 | 00:34 | 04:05 |
| 08/ | 00:00 | 00:28 | 00:28 | 00:52 | 01:20 | 00:18 | 01:38 | 00:36 | 02:14 | 00:18 | 02:32 | 00:58 | 03:30 | 00:27 | 03:57 |
| 09/ | 00:00 | 00:27 | 00:27 | 00:53 | 01:20 | 00:18 | 01:38 | 00:36 | 02:14 | 00:18 | 02:32 | 00:58 | 03:30 | 00:28 | 03:58 |
| 10/ | 00:00 | 00:28 | 00:28 | 00:52 | 01:20 | 00:18 | 01:38 | 00:36 | 02:14 | 00:17 | 02:31 | 01:00 | 03:31 | 00:24 | 03:55 |
| 11/ | 00:00 | 00:28 | 00:28 | 00:53 | 01:21 | 00:19 | 01:40 | 00:36 | 02:16 | 00:18 | 02:34 | 01:00 | 03:34 | 00:25 | 03:59 |
| 12/ | 00:00 | 00:27 | 00:27 | 00:53 | 01:20 | 00:19 | 01:39 | 00:35 | 02:14 | 00:18 | 02:32 | 00:59 | 03:31 | 00:21 | 03:52 |
L'architecture du titre s'articule en 7 phases bien distinctes :
| -L'intro | 27 à 28 secondes |
| -1st verse + chorus | 52 à 53 secondes |
| -Reprise du main theme | 18 à 19 secondes |
| -Solo organ | 35 à 36 secondes |
| -Solo synths | 17 à 18 secondes |
| -2nd verse + chorus | 58 à 59 secondes |
| -Final | 04 à 34 secondes |
L'intro est variable, et sa longueur dépend surtout de la manière dont le titre, dans le concert, à été édité. On regrettra à ce titre la main lourde de certains bootleggers qui n'hésitent pas à couper trop tôt, ou trop tard, amputant ainsi souvent soit une intro soit un final, et ajoutant par conséquent, quelques secondes à une intro ou un final qui n'en est pas un(e).
Ne vous fiez donc pas seulement au timing d'un titre pour déterminer qu'il "serait" plus intéressant d'écouter celui-là plutôt qu'un autre, plus court.
Le 1er couplet est celui qui contient l'une des blagues les plus potaches (et douteuse) que Prince ait jamais faite - celle de la cathédrale (que ceux qui ne la connaissent pas se la fassent expliquer par les anciens dans les comms). De facture classique il reprend les arrangement de l'album Batman à peu de choses près. On notera le bruit de réveil qui se voudrait un téléphone (lol) en tout début de 1er couplet, précédé d'un drop de batterie afin de laisser de la place à ce petit effet : tellement typique de Prince.
Puis dans la 2ème phase du chorus, un ajout de belles nappes de synthés comme on aime (que l'on retrouvera également dans le 2ème chorus). Selon les qualités de son des divers extraits, vous remarquerez ou pas ce passage. Ne croyez pas que l'on utilise l'un ou l'autre soir un son de synthé différent, même si c'est ce que vous croyez entendre, ce n'est pas le cas. Les qualités de son, trop variables d'un enregistrement à l'autre, donnent cette impression trompeuse.
La reprise de thème principal a la même fonction que celle de l'intro, créer un moment flat line afin de mettre en valeur le passage suivant. Il ne s'y passe rien, sinon la même chose au nanomètre près, raison pour laquelle il est inutile de s'y attarder plus.

A environ 1m20 dans le titre, enfin quelque chose de nouveau à écouter : un break d'orgue de Morris Hayes, suivi d'un passage synthés pour Tommy Barbarella. On notera au passage l'inégalité flagrante de temps d'expression entre les 2 musiciens qui, je trouve, en dit long sur les préférences du boss à leur égard.
C'est là que doivent se concentrer vos effort d'écoute, car ce sont ces transitions qui, finalement, sont les plus flucuantes (oui 53 secondes c'est court, j'en conviens).
Pouvant se signaler, les musiciens en profitent pour faire quelques altérations, qui se traduisent en multiplication de notes ou pas, tout en respectant le cahier des charges. Parfois Tommy Barbarella jouera flat sa partie, en reproduisant 2 fois le même thème, et parfois il introduira quelques tricks.
Morris Hayes ayant plus de temps, il n'en a pas moins d'obligations, c'est donc dans la 2ème partie de son solo qu'il place son input millimétré (on ne rigole pas avec les partoches du maître).
Morris Hayes ayant plus de temps, il n'en a pas moins d'obligations, c'est donc dans la 2ème partie de son solo qu'il place son input millimétré (on ne rigole pas avec les partoches du maître).
La multiplication des drops en 2ème couplet, même s'il sont appréciables, marque et date de manière précise toutes ces versions, en leur donnant cette texture si caractéristique du milieu des années 90 (décénie reine pour la New Jack, dont Prince s'inspire sans vergogne). Il fallait, cela s'entend, coller avec le style du reste de la setlist d'alors, très centrée sur l'album The Gold Experience. Dont acte.
Ce n'est pas, je trouve, toujours du meilleur effet, donnant une couleur un peu tapageuse à cette section qui finalement n'en finit pas de rebondir. Je n'achète pas non plus la répétition 4 fois de la phrase "still I get Vicki" avant le mot "waiting" final (la répétition simple de la version studio suffisait amplement).
Vous ne manquerez pas de réaliser que dans ce passage précis, Prince utilise lourdement les samples de sa propre voix pour faire les choeurs, une technique dont il abusa largement entre 1995 et 1996, et qui constitue l'une des critiques fondamentales que je fais toujours pour cette série de concerts.
Ambiance gelée, feel glacé, enveloppe de son inexistante faute de musiciens (où sont les cuivres ?) et de choristes. C'est dans ces moments là que l'on réalise pleinement l'apport énorme de gens comme Eric Leeds et Atlanta Bliss, ou les Hornz Heads. Et rien ne vaut - surtout pas un sample congelé - une belle voix puissante et grasse : sans Boni Boyer ou Rosie Gaines, difficile de réchauffer l'ambiance.
Fin de la parenthèse.
Mission impossible que de juger du final, qui, comme vous l'entendrez, est coupé au mauvais endroit pour 50% des enregistrements. Néanmoins 2 écoles s'affrontent : le final synthé, et le final synthé plus bonus vocal (les soirs de forme). Il sera plus ou moins variable, et il faudra tendre l'oreille pour en saisir la subtilité. Ne le négligez pas.
Après avoir assomé l'Europe de son Ultimate Live Experience en mars 1995, Prince avait passé le plus clair de son temps à Minneapolis l'été puis l'automne et l'hiver qui suivèrent (si l'on excepte sa grosse nouba à Miami pour le second anniversaire de O(+> en juin). Fort d'une kyrielle de concerts impromptus à Paisley Park, il était reparti sur la route, juste avant son mariage, pour gratifier le Japon de ses dernières compositions.
10 mois séparant les 2 tournées, il n'est guère surpenant de trouver dans ces concerts plus de matière que lors des précédents. En ce début d'année 1996, Prince s'est de surcroit amusé à ajouter quelques petites bombes du passé (les européèns en pleurs n'avaient pas eu cette chance) qui enrichissent considérablement le concert type.
Jugez plutôt : pas moins que The Cross, Starfish & Coffee, Do Me Baby, Sexy MF, If I Was Your Girlfriend et, donc, ce très rare Vicki Waiting en bonus crème chantilly ponctuent les concerts comme autant de pépites de chocolat à 85% de cacao. Yum yum.
10 mois séparant les 2 tournées, il n'est guère surpenant de trouver dans ces concerts plus de matière que lors des précédents. En ce début d'année 1996, Prince s'est de surcroit amusé à ajouter quelques petites bombes du passé (les européèns en pleurs n'avaient pas eu cette chance) qui enrichissent considérablement le concert type.
Jugez plutôt : pas moins que The Cross, Starfish & Coffee, Do Me Baby, Sexy MF, If I Was Your Girlfriend et, donc, ce très rare Vicki Waiting en bonus crème chantilly ponctuent les concerts comme autant de pépites de chocolat à 85% de cacao. Yum yum.
Un coup à regretter de ne pas avoir fait le voyage* d'autant plus que c'est à cette même période que One Of Us (qui paraîtra plus tard sur l'album Emancipation) fait son apparition dans la setlist.
Mais, comme dirait Junior, ça, c'est une autre histoire.
De cette période charnière, il nous reste entre autre ces 12 version jouissives et ultra rares de Vicki Waiting, à consommer sans modération et à ajouter mentalement dans la liste de titre à réclamer dans vos prières, pour une prochaine tournée.
Mais, comme dirait Junior, ça, c'est une autre histoire.
De cette période charnière, il nous reste entre autre ces 12 version jouissives et ultra rares de Vicki Waiting, à consommer sans modération et à ajouter mentalement dans la liste de titre à réclamer dans vos prières, pour une prochaine tournée.
Bonne rentrée à tous.
Peace. BLR
* les aficionados se souviendront de l'effet canon que leur fit le Budokan de Moonraker à sa sortie.
* les aficionados se souviendront de l'effet canon que leur fit le Budokan de Moonraker à sa sortie.
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